jeudi 12 mars 2015

MISSION AU CAMEROUN : DOUALA 2014



 
Annonce de la croisade à Douala
Mission au Cameroun 2014 : évangélisation à Douala

Nous avions plusieurs programmes à Douala. Nous avons commencé par la préparation du Camp Biblique International prévu en 2016 au Cameroun avec des jeunes de la Martinique et de la Guadeloupe. Le pasteur Emmanuel Koum avait réuni les pasteurs des églises qui participeront à ce projet et nous avons discuté de son organisation. Plus tard nous avons eu une rencontre avec les responsables des jeunes pour peaufiner tous les aspects de ce projet notamment sur le plan touristique.

Mais la partie la plus importante de la mission à Douala sera la réalisation du projet « Douala Pour Jésus ». Il s’est agi d’un rallye d’évangélisation qui devait couvrir cinq quartiers de Douala du 15 au 30 décembre et une soirée de prière avec toutes les églises participantes, le 24 décembre sur une grande place publique. Cette veillée de prière était ma dernière intervention étant donné que mes engagements m’obligeaient à rentrer le lendemain, 25 décembre en France.

Ce projet devait initialement être conduit avec 200 évangélistes venus des différentes églises dont une
quarantaine venant de Jeunesse en Mission. Nous les avions réunis avant notre départ à Tibati pour une formation. Ils étaient au final environ 120. Ils avaient tous « campé », pendant la première partie de cette mission, chez le pasteur Emmanuel Koum. Les femmes dans le salon du presbytère transformé en un dortoir et les hommes répartis dans deux appartements également transformé en dortoirs. Tous, nous devions être levés à 6h du matin pour commencer une méditation personnelle qui se terminait par un temps de louange et un moment d’exhortation de 6h30 à 7h15 environ, puis pendant que j’allais faire mon jogging les évangélistes prenaient leur petit déjeuner et se rendaient ensuite au quartier où devait avoir lieu la réunion d’évangélisation. Ce sont les églises des quartiers investis qui se chargeaient de leur repas de la mi-journée et ceux du soir étaient pris en commun chez le pasteur Koum où nous étions tous hébergés. Au retour de la réunion du soir et avant le repas, nous faisions un débriefing des actions de la journée, ce qui permettait de préparer celle du lendemain.

Les quartiers investis étaient les suivants :

Le quartier Lion à Bali du 15 au 17 décembre 2014 prédicateur : Daniel Mpondo

Le quartier Bépanda Nouvelle Route 7ème du 18 au 20 décembre 2014 prédicateur : Emmanuel Koum

Le quartier Makèpè Ron Point du 21 au 23 décembre 2014 prédicateur : Papa Samuel Mahop

La soirée de prière était également à Makèpè le 24 décembre avec comme prédicateur Daniel Mpondo. Et ce fut ma dernière intervention dans ce projet. Les deux derniers quartiers investis seront les quartiers Bilonguè du 26 au 28 et Ange Raphaël du 29 au 30 décembre.




Le travail fut plus difficile au sud qui connaît le christianisme avant la colonisation qu’au Nord fortement islamisé. Alors que plus de moyens publicitaires ont été employés, émissions dans les radios chrétiennes, distribution massive des flyers, banderoles déroulées dans les axes principales dans la ville, nous n’avions pas par soirée l’auditoire que nous avion au Nord. Cela me rappelait quelque peu nos campagnes en Europe. Néanmoins des dizaines de personnes sont venues au Seigneur, de nombreuses vies ont changé et ont été sauvées.

A l’heure où je fais ce rapport, je n’ai toujours pas les échos de ce qui s’est passé dans les deux quartiers où je n’ai pas pris part à l’évangélisation. Mais je sais que le Seigneur a soutenu Son œuvre et a ajouté des âmes aux églises. Que Son Nom soit glorifié !

 

jeudi 5 février 2015

MISSION AU CAMEROUN : TIBATI AU NORD


La ville de Tibati au Nord Cameroun

Tibati au Nord Cameroun

La Maéva Sev est partenaire depuis quelques années à l’évangélisation au Nord Cameroun, fief des musulmans. Chaque année nous avons emmené avec nous une équipe internationale composée d’Africains et d’Européens. Mais compte tenu de la situation causée par les incursions de la secte islamiste nigériane de Boko Haram dans cette partie du pays, nous avons préféré n’amener personne cette année pour ne pas mettre nos amis en danger. Il est fort possible que ce soit notre dernière mission dans cette partie du Cameroun, étant donné que les réunions publiques de plus de cinq personnes y sont désormais interdites.

Arrivé à Douala le 17 novembre, nous avons pris la route le 24 pour nous rendre à Tibati au Nord Cameroun où une campagne était programmée du 1er au 6 décembre 2014. Après un cour programme à Douala, nous nous sommes rendus au Nord avec une Pickup 4X4. Nous avons mis trois jours pour parcourir 1200 km. Partis de Douala le lundi en début d’après-midi, nous sommes arrivés à Tibati le mercredi à 14h. Nous avons passé la nuit dans les locaux de la SIL où nous sommes arrivés la nuit pour repartir eu petit matin à 5h55. Après une halte restauration chez un de nos « anciens jeunes » de la communauté Francophone de Bonalembe. Nous sommes arrivés la nuit tombée à Garoua-Boulaye où nous avons dormi dans un centre d’hébergement de l’Eglise Luthérienne. C’est là que nos ennuis ont commencé. Nous devions repartir le lendemain matin à 5h30 et subitement la voiture n’a plu voulu démarrer, alors que le pasteur Emmanuel KOUM l’avait mise pendant 3 jours en révision avant notre départ et que jusque-là elle n’avait montré aucun signe de faiblesse. Nous avons essayé de la démarrer par nous-mêmes, mais rien n’y faisait. Heureusement que cela est arrivé dans ce centre qui possédait une flotte de voitures identiques à la nôtre. C’est son chef de garage qui nous a dépannés et nous nous sommes finalement mis en route à 7h40 ; mais nous rencontrerons la plus grande difficulté  sur le tronçon Garoua-Boulaye et Tibati, une distance d’un peu moins de 300km que nous avons parcourus en près de 6h nous relayant tour à tour au volant, la conduite étant pénible pour une seule personne.


Arrivés à Tibati, nous avons été accueillis et conduits à notre lieu d’hébergement à la mission  Catholique par le pasteur d’une église en implantation et une charmante sœur de son église qui se réunit dans la maison de celle-ci. Clémentine est ne jeune femme très engagée avec le Seigneur et courageuse. C’est elle qui s’est chargée de notre restauration et de toute l’intendance pendant notre séjour à Tibati. Dès notre arrivée nous avons eu des contacts avec les églises de la place pour organiser les pleins airs qui devaient commencer le 1er décembre. Après une approche prometteuse avec les responsables des églises locales, seules deux églises se sont finalement jointes à nous pour cette action. Nous avons programmé une réunion le lendemain pour finaliser l’organisation. Initialement prévue à 11h, nous avons dû la reporter à 13 car la plupart des responsables étaient des enseignants dans les collèges et lycées de la place. Puis nous avons commencé la réunion de formation à 16h.


Pour résumer, nous avons assuré des formations des encadreurs et des évangélistes chargés de l’encadrement lors des réunions publiques. Nous avons rendu visite aux autorités de la ville le Maire, le Sous-Préfet, le Préfet et d’autres hauts fonctionnaires. Mais aussi aux autorités religieuses musulmanes, le Lamido chef supérieur des musulmans et garant de l’islam dans sa religion, qui nous a bien reçus et a accepté que nous prions pour lui. Une grande veillée de prière fut organisée à l’Eglise du Plein Évangile et le dimanche nous étions répartis dans les églises participantes. C’est ainsi que j’ai apporté la Parole à l’Eglise du Plein Evangile de Tibati.

Nous avons commencé les réunions publiques à l’esplanade de l’ancienne Mairie de Tibati le lundi et nous avons prêché alternativement, mon collègue camerounais, Emmanuel Koum et moi-même de lundi à vendredi. Le groupe de louange commençait la soirée pendant que les gens arrivaient. Après 30 à 45 minutes de louange, un film était projeté à la suite le prédicateur présentait l’évangile et invitait les auditeurs à la conversion. Chaque soir, une centaine de personnes se levaient pour donner leurs vies au Seigneur. Pour moi c’est le plus grand des miracles !

Nous avons dû prendre la décision d’arrêter les soirées un jour plus tôt compte tenu de la situation qui se présentait à nous, ce d’autant que seules deux églises avaient participé et elles n’étaient pas préparées à encadrer autant de monde. De plus l’Esprit nous a convaincus qu’il fallait partir un jour plus tôt. Déjà tout au long de cette mission nous avons vécu des combats spirituels sans cesse, nous ne voulions pas désobéir à l’Esprit et nous sommes partis un jour avant la date prévue. En fait, nous avions été invités à rencontrer le Lamido ce jour-là et la vision que j’avais reçue était que si les mages avaient été très bien reçus par Hérode, contrairement à ce qu’il leur avait demandé, ils ne sont pas revenus à lui à leur retour. Il devenait impératif que nous ayons quitté son territoire avant l’heure supposé de la visite, ce qui fut fait.

Nous avons affronté de nombreuses épreuves lors de cette campagne, mais nous avons également eu de nombreuses victoires, mais nous avons vue le Seigneur à l’œuvre.  Tout au long de cette mission, nous avons vu de nombreuses vies changées, des pasteurs qui ne s'entendaient pas se réconcilier et travailler ensemble sur le même projet, des centaines d'hommes, de femmes et d'enfants venir à Christ, des malades guéris et des vies remises  en ordre. Sur le chemin du retour 'autres épreuves nous attendaient : nous avons mis 17h pour parcourir environ 900km, puis, après une de sommeil à Yaoundé, nous avons mis 6h pour parcourir 265km avec pourtant un Pickup 4X4 qui a fait ses derniers km à la vitesse de 20km/h. Mais nous étions heureux de regagner notre lieu d’hébergement à Douala. Merci Seigneur !






vendredi 23 janvier 2015

LA CONSULTATION "DIASPORA PEOPLE OF EUROPE" MADRID 2014


Le palais de l'Escorial

Du 30 septembre au 03 octobre 2014, s’est tenue à l’Escorial près de Madrid en Espagne, la consultation annuelle de la Diaspora Europe, pour l’Évangélisation de la Diaspora installée en Europe.

Cette consultation regroupait des ministères venus de toute l’Europe et impliqués dans l’évangélisation de l’Europe et du bassin méditerranéen. Certains ministères étant très sensibles et compte tenu des récents événements que nous avons connus en France et en Europe, je ne pourrai donner ici le détail de nos travaux.

Nous avons partagé les expériences réciproques et avons pu nous enrichir de celles-ci. Ceci a été l’occasion de rencontrer des partenaires éventuels avec lesquels nous avons eu des discutions intéressantes. Nous avons constaté la progression des évangéliques en Europe, notamment en Espagne qui a été pendant très longtemps un bastion catholique.

Les travaux en atelier ainsi que les exposés en séances plénières ont été très instructifs. Néanmoins, nous déplorons qu’en dépit des suggestions que nous avions faites chaque année, il y ait si peu de représentant de la diaspora dont il est question. Cela donne l’impression que les européens en perte de vitesse dans l’évangélisation de leurs pays et voyant l’expansion rapide des ministères issus de l’immigration voudraient prendre le contrôle de ces mouvements, alors que les ministères de la diaspora des diverses nations seraient plus apte à atteindre les populations immigrées d’Europe. Ils gagneraient tous à travailler main dans la main sans esprit de contrôle ou d’hégémonie d’un côté comme de l’autre.

Il faut reconnaitre, à la décharge des organisateurs, que les héritages de la colonisation rendent cette collaboration quelque peu compliquée, les ressortissants des pays anciennement colonisés étant très réticents à donner la main d’association dans la crainte d’être phagocytés par ceux de l’ancienne puissance coloniale. Un travail de réconciliation entre ces nations serait un gros avantage pour atteindre ensemble les peuples non encore atteints par l’évangile en Europe, parmi les immigrés comme les autochtones.