lundi 20 octobre 2014

MISSION 2 EN CÔTE D'IVOIRE JUIN 2014 DABOU



 
Église MIEBA-JEC
Deuxième mission en Côte d’ivoire Juin 2014

Faisant suite à la première mission à Bouaké en Côte d’Ivoire en avril 2014, une deuxième mission avait été décidée avec les responsables du District Missionnaire de Bouaké de l’EMU-CI, Église Méthodiste Unie de Côte d’Ivoire, mais cette fois-ci avec une équipe internationale, pour soutenir l’église de Bouaké dans son effort d’évangélisation. La Maéva Sev a pour ce faire invité deux évangélistes, le pasteur Emmanuel KOUM du Cameroun et le chanteur évangéliste Armando GOMES de Bulles en France. Le pasteur Kofi dont le programme en Avril n’avait pas pu se faire pour des raisons évoquées dans le rapport de cette mission, ne voulant pas rester sur un échec a insisté pour que l’équipe vienne également à Dabou pour un programme avec Bonn et Gbougbo.

La deuxième mission en Côte d’Ivoire s’est donc déroulée en deux étapes : Le programme de Dabou du 11 au 15 juin et le deuxième programme de Bouaké du 16 au 30 juin.

Le programme de DABOU

Pour cette mission, le frère Armando devait se joindre à moi compte tenu du programme et de ma situation médicale : j’étais à peine en convalescence du chikungunya que j’avais contacté lors de ma mission en Martinique, et une nuit de prière était prévue dès le lendemain de mon arrivée. Mais pour des raisons indépendantes de sa volonté il a dû modifier son départ, la grève de la compagnie qui le transportait l’ayant empêché de voyager le même jour que moi. Le pasteur Emmanuel KOUM n’arrivera que trois jours après moi, samedi en fin de matinée. Je devais donc assumer seul le programme assez chargé que les organisateurs m’avaient envoyé. Arrivé à l’aéroport le 11 juin au soir, le pasteur Michel Koffi et son équipe étaient venus me chercher. Ils m’ont conduit directement à Dabou où j’ai été hébergé par le pasteur Albert ALOPKLIE, fondateur de l’église MIEBA-JEC (Mission Évangélique Bras d’Amour de Jésus-Christ). Ce fut également le quartier général de la mission à Dabou.

Le soir même le pasteur Koffi m’informa de la modification du programme : la veillée de prière à
Bonn était annulée et la croisade d’évangélisation à Gbougbo sérieusement remise en question. Toutes les réunions en plein air avaient été supprimées à cause des pluies diluviennes qui se sont abattus dans la région et que j’ai trouvées depuis mon arrivée. Il est vrai que les médias annonçaient les inondations à Abidjan qui avaient causés des morts et de nombreuses destructions d’habitations. Seul le séminaire avec les femmes, l’évangélisation et l’action humanitaire dans la prison ainsi que les visites des œuvres humanitaires et les prédications dans les églises étaient maintenus. J’étais partagé entre deux sentiments, le soulagement du travail bien allégé et la colère de voir qu’à nouveau, le pasteur Koffi n’avait pas assuré et contrairement à ce qu’il m’avait assuré, il demeurait encore des problèmes dus à leurs erreurs commun avec Jacques Essoh sur le projet « permis de conduire ».

Dès le lendemain, nous avons tenu une réunion à notre quartier général avec les pasteurs Koffi,
Sankara Noufou de la MIEBA-JEC et le prophète DJAHI Eric de la MEU (Mission Evangélique de l’Unité). Nous avons été rejoints par le prophète Abraham KABORE de la Fondation Évangélique Délivrance Prospérité et Salut. J’ai essayé de comprendre pourquoi ces responsables n’arrivaient pas à faire un programme fiable. Après apporté des modifications sur le programme définitif, nous avons convenus du montant de la participation de la Maéva Sev au budget de l’action en prison. J’ai pris connaissance de la situation de Mme Lydie, une veuve encadrée par cette équipe pastorale.

Le programme de visite à la prison s’est fait le même jour. Nous nous sommes rendus à la prison de Dabou où nous étions attendus par Mme le Régisseur de la prison qui nous a réservé un accueil très chaleureux. Elle nous a expliqué la situation de la plupart des détenus, souvent abandonnés par leurs familles au bout d’un certain temps, se retrouvent complètement démunis. La population carcérale était alors de 250 personnes dont huit femmes. Nous avons apporté des vêtements, du savon, un carton d’eau de javel et de la nourriture (du pain, de la sardine, des œufs, de la mayonnaise etc.) Ce sont les gardiens de prison qui se sont occupés de la distribution en notre présence, pour ce qui pouvait l’être immédiatement, notamment la nourriture, après un contrôle minutieux du contenu de nos dons. Le reste serait distribué au fur et à mesure selon les besoins. Après quoi, les prisonniers, regroupés dans une sorte de préau ont écouté la parole de Dieu avant que nous ne priions pour eux.

Nous avons les jours suivants visité les structures sanitaires de la place, notamment le Centre de
Santé de Gbougbo fondé par la Maéva Sev et dirigée par la sœur
Pélagie Rosine SEKA, infirmière en charge de ce centre, une personne très dévouée qui travaille presque bénévolement pour la santé rurale. Nous avons constaté le dénuement total dans lequel ce centre se trouve et les quelques médicaments que nous avons apporté étaient insignifiants par rapport aux besoins. Elle pratique près de six cents accouchements par an dans des conditions déplorables. Il n’y a pas de table d’accouchement et ceux-ci se font à même le sol. Nous espérons que le projet de conteneur de matériel médical sera réalisé et apportera un peu de soulagement à ce centre ainsi qu’à tous les centres que nous avons visité à Dabou comme à Bouaké.
Le pasteur Emmanuel KOUM nous a rejoints le samedi en début d’après-midi et c’est après le repas avec l’infirmière de la Maéva chez un notable de Dabou que nous avons visité l’hôpital des Assemblées de Dieu de Dabou mieux fourni en personnel et en médicaments, mais malgré cela les besoins sont énormes et il est difficile de faire face à la demande sanitaire.

Le dimanche 15 juin, Emmanuel Koum a prêché à l’église MEU et moi-même à la MIEBA-JEC. Ce fut un temps béni où le Seigneur a manifesté Sa grâce !

mercredi 8 octobre 2014

JOURNEE MONDIALE DE PRIERE 2014



Louange et Prière


JMDP/GDOP 2014

Nous avons célébré ensemble, le 8 juin dernier, la Journée Mondiale de Prière (JMDP) dans le
« Jardin des 2Rives » à Strasbourg. C’était la neuvième année que nous organisions cette manifestation et pourtant c’est l’année où nous avons été le moins nombreux. Pourtant la communication avait été faite au niveau des églises de « L’Entente des Églises Évangéliques Protestantes de la CUS » et par bien d’autres moyens médiatiques. Nous nous posons toujours la question, à savoir, pourquoi les chrétiens sont si peu enclins à se mobiliser pour des événements pourtant susceptibles de les unir dans leur foi en celui en qui tous croient, quelle que soit leurs dénominations, où ils pourraient oublier les divisions doctrinales et les querelles de clocher pour marcher ensemble dans les rues de leurs cités pour donner la gloire à leur Seigneur et Sauveur, (la Marche pour Jésus), pour s’unir dans la prière comme les disciples l’avaient fait et c’est dans cet esprit d’unité qu’ils ont vécu la pentecôte (la JMDP comme ‘autres appels à la prière lancés par différents mouvements chrétiens dans le monde…)

Néanmoins, si les rassemblements décroissent en nombre d’année en année selon notre constat, ils croissent en intensité spirituelle. Ainsi, après un temps de louange et après avoir individuellement élevé vers  notre Seigneur des prières de confession, et prié les uns pour les autres, nous avons prié tour à tour : pour les autorités, la situation en Ukraine, pour l’Europe et Israël, pour les chrétiens persécutés avec une mention particulière pour les persécutions en Afrique par des groupes islamiques avec enlèvement de jeunes enfants, avant la prière générale pour l’Afrique. Nous avons ensemble prononcé la prière globale pour toutes les nations avant de prier pour l’unité du corps de Christ, puis nous avons terminé par une prière de bénédiction et d’envoi ainsi que des chants de louange animés par le groupe de l’Église MIEL.


La journée fut particulièrement intense en ce que malgré le petit nombre, et peut-être à cause de cela,
nous avons intensément ressenti l’unité du corps de Christ dans les prières que nous avons élevées, la visitation du Saint-Esprit et la communions fraternelle que nous avons vécue. Que le Seigneur soit glorifié !

mercredi 24 septembre 2014

MISSION AUX ANTILLES 2

Baptême à Port Louis

Mission en Martinique et en Guadeloupe


GUADELOUPE 24-29 mai

Le 24 mai au petit matin, je me suis réveillé très mal en point. J’ai réalisé que je venais d’attraper le chikungunya et nous devions embarquer à 14h30 pour la Guadeloupe. Heureusement pour moi que notre logeuse s’y connaissait en soins par les plantes, plus la prière, j’ai pu prendre l’avion avec Jacques pour la Guadeloupe.
Nous avons été accueillis à l’aéroport par un frère délégué par le pasteur Dominique Dick empêché, puis installés dans les locaux de la Fédération des Églises Evangéliques Baptiste de la Guadeloupe. Nous avons par la suite appris les modifications qui sont intervenus dans le programme que nous avions reçu.
En dehors de la réunion avec les pasteurs des églises de l’AEE et le service du baptême, nos interventions en Guadeloupe étaient identiques à celles de la Martinique et sur le même mode et le même thème.
Le Dimanche 25, nous avons été invités pour la prédication à l’Eglise Soldats du Christ à St-Anne. La
rencontre fut d’une richesse que nous n’avions pas soupçonnée. Après une présentation de Lifeline par Jacques, j’ai prêché une fois de plus sur l’esclavage et la liberté en m’appuyant sur le passage d’Exode 12. Nous avions en face de nous, une assemblée très ouverte et sensible à la problématique de l’esclavage et son héritage. Son pasteur nous a informés qu’il avait participé à la marche de Lifeline en 2005. Nous avons été littéralement arrosés de questions et invités à revenir mardi soir.
Le lendemain 26 mai, nous avons eu une réunion avec quelques pasteurs des églises de l’AEE. La discussion a été passionnée et nous avons partagé les buts et objectifs de notre mouvement de réconciliation ainsi que nos ministères. Nous leur avons remis des DVD de Lifeline Expedition.
Le 27 mai, jour de la célébration de l’abolition en Guadeloupe, la Fédération des Eglises Evangélique Baptiste de la Guadeloupe organise chaque année un service de baptême commun à la plage de Port-Louis. Une soixantaine de personnes de tous âges prenaient le baptême ce jour-là. J’étais invité cette année à apporter un message lors de ce service. J’ai apporté un message d’évangélisation et lancé un appel à la conversion. Ce jour-là aussi, de nombreuses personnes ont donné leurs vies à Jésus. Après le baptême, Jacques a été invité à intervenir pour présenter notre mouvement de réconciliation. Nous avons pique-niqué sur la plage où nous avons partagé un moment festif et apprécié la baignade à la plage de Port-Louis. Nous avons quitté nos amis bien avant la fin de la rencontre car nous devions nous reposer et nous préparer pour l’intervention de la soirée.
Le soir, un frère est venu nous chercher pour nous conduire à St-Anne où nous devions intervenir pour la
deuxième fois. Cette rencontre a fut encore plus intense que la première au point que nous avons eu du mal à y mettre fin et nous séparer, tant les gens avaient encore des questions. Le lendemain nous avons eu une soirée d’enseignement au Grand-Camp avec les églises de Pointe-À-Pitre où ensemble nous avons été bénis par nos interventions et les
réactions de l’assemblée.
Nous avons reçu un accueil inoubliable en Guadeloupe et des projets ont été mis en place avec le pasteur Dominique Dick que nous allons concrétiser en 2015 et en 2016.
Le jeudi 29 nous avons repris l’avion pour la Martinique où un autre programme nous attendait.
Comme l’a si bien dit mon frère Jacques dans son rapport, nous avons ressenti qu’une porte s’est grand ouverte permettant de faire face à cette histoire si tragique qui affecte encore aujourd’hui bien des vies. Nous avons ressenti un désir profond des Martiniquais et des Guadeloupéens que nous avons rencontré, de guérir de ce passé, une prise de conscience courageuse pour se libérer de la haine, de la colère et du ressentiment envers les oppresseurs blancs et les frères africains qui ont contribué à cette histoire et ses conséquences, en libérant le pardon avec le désir de construire un avenir rempli d’espérance.
Mais je voudrais remercier Jacques et admirer son courage car ce n’était certainement pas facile pour un européen de faire face à cette histoires et les revendications de justice et de réparation et de restitution par rapport à cette problématique, auxquelles nous avons été confronté tout au long de cette mission. Que Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ lui apporte guérison, sagesse et discernement par rapport à cette problématique sachant que notre identité est en Jésus et non en ce qui nous définit par nos origines, notre passé où les groupes humains auxquels nous appartenons.