mercredi 3 juin 2015

LES RESPONSABLES DU MANI REUNIS A NAIROBI 2015


L'équipe dirigeante du MANI


La rencontre du Leadership MANI à Nairobi au Kenya

Le Comité de direction du Mouvement pour les Initiatives Nationales Africaines, suite au report du Sommet des Leaders de Dénominations, unions et fédérations d’églises africaines, précédemment prévu à Accra au Ghana du 9 au 13 février 2015, s’est réuni aux mêmes dates à Nairobi pour organiser les événement à venir de ce mouvement et revoir certains principes de son fonctionnement. Nos réunions, comme d’habitude, commenceront par la prière la louange et la méditation quotidiennes, avant d’entamer les discutions ou les rapports sur les sujets de l’ordre du jour.

En introduction nous avons analysé la situation de l’Afrique par rapport à tout ce qu’elle subit au siècle présent. Nous ne pouvons ignorer les changements sociaux et économiques qui impactent la vie de l’Eglise en Afrique : la modification de notre plan initial par rapport à la réunion au Ghana à cause d’Ebola est une des illustrations ; ce qui se passe en RCA, autour du Lac Tchad avec la secte islamiste de Boko Haram, la persécution des chrétiens  dans la Corne de l’Afrique et au Soudan en sont d’autres. Plus que jamais l’Afrique ressent les impacts de tout ce qui se passe dans le monde et c’est dans cette perspective que nous nous réunissons à Nairobi pour discuter de la manière d’atteindre les peuples non encore atteints de l’Afrique par l’Evangile. Pour tout cela nous avons besoin d’être à l’écoute et de dépendre du Saint-Esprit, notamment pour les défis qui nous attendent en Afrique. Nous avons besoin d’aide dans notre continent, pas celle d’un homme, d’un Etat ou d’un gouvernement, mais celle du Saint-Esprit. Quel que soit le défi, c’est ce dont nous avons besoin et le Saint-Esprit nous encouragera et nous fortifiera.

Deux points essentiels étaient à l’ordre du jour ; 1) le report du sommet d’Accra, 2) l’organisation de la Consultation du mouvement, prévue à Addis-Abeba en mars 2016. Mais nous avons également analysé les problèmes rencontrés dans chaque région du MANI après un rapport de chacun des responsable, et envisagé une politique ou un plan de succession des coordinateurs des régions.

Le report du Sommet d’Accra :

Le Rev. Dr Yaw Frimpong, coordinateur pour ces assises, a commencé par remercier tous ceux qui ont contribué à cette organisation malgré son report. Le problème d’Ebola n’effraie pas seulement l’Afrique mais aussi le monde. L'épidémie est sur le point d’être contrôlé et le Rev. Dr Yaw pense que nous pouvons maintenir le sommet au même endroit. Mais une discussion a lieu qui oppose ceux qui pensent qu’il faudrait déplacer le Sommet à Addis-Abeba peu avant la Consultation MANI de 2016 et ceux qui souhaitent le maintenir à Accra. Une autre suggestion a été de permuter les deux ; elle a été vite éliminée car il s’agit d’organisations et d’engagements différents, ce qui aurait généré plus de problèmes plutôt que de faciliter l'organisation. Finalement le maintien a été adopté, compte tenu de l’engagement des églises locales pour ce projet, de l’existence d’un comité d’organisation qui a fait un travail remarquable et qui nous rappelle que la manifestation n’a pas été annulée mais reportée. De plus, compte tenu du fait qu’un budget était prêt et les fonds avaient déjà commencé à être levés, ce serait du gâchis que de nous priver de cette expertise déjà disponible. Il aura donc lieu du 8 au 12 février 2016 à Accra au Ghana.

La Consultation MANI d’Addis-Abeba en Éthiopie

Après quoi nous avons examiné l’avancement des travaux préparatoires à l’organisation de la Consultation d’Addis-Abeba. Les propositions concernant les différentes possibilités ont été présentées par le responsable MANI de la Corne de l’Afrique sous forme de diapos. En fin de compte nous avons adopté la proposition qui consiste à tenir les séances d’ouverture et de fermeture dans les locaux de l’Union Africaine (l’UA) et à tenir les sessions dans ceux de l’IET/ETC. Nous avons passé en revue les quotas de participation selon les régions. 10 places seulement avaient été réservées pour la Diaspora, à ma demande nous avons obtenu 8 places supplémentaires, ce qui porte la participation  de la Diaspora à 18 délégués.

Chacun des coordinateurs ou représentants de région MANI a fait son rapport dans lequel furent exposées les actions, les difficultés rencontrées et les perspectives d’avenir.

Plan de succession des responsables du mouvement.

La question est soulevée à savoir où va le MANI à ce moment précis de son existence. Devons tendre vers une organisation ou demeurer un mouvement ? Notre mouvement a pris une ampleur qui fait que nous ne pouvons pas continuellement fonctionner comme nous le faisons actuellement. A ce propos Reuben, Coordinateur Continental rappelle que nous ne sommes pas une organisation comme le Mouvement de Lausanne ou comme le COMIBAM, notre homologue en Amérique latine, qui ont des structures. Dieu est fidèle, si nous mettons notre confiance en Lui Il agit !

Le MANI est un mouvement fondé sur une vision. Nous sommes arrivés à un point, certes où nous devons nous porter à un autre niveau. Reuben avait été désigné comme successeur de Ross car il était celui le plus en même de porter la vision. C'est pourquoi il avait lui-même dit que pour préparer sa succession, il faudrait mentorer pendant au moins trois ans une à trois personnes. Car il ne s’agit pas en fait d’une succession pour faire la même chose que lui, main une continuation afin de porter le mouvement à un niveau plus élevé. Sans oublier que nous sommes des catalyseurs et non des compétiteurs. Nous devons être attentifs à ce que nous ne nous mettions pas en compétition avec ceux qui sont sur le terrain.

Le MANI ne se réduit pas qu’à un Coordinateur Continental, mais il s'agit de toute une équipe avec des coordinateurs régionaux et des partenaires locaux comme étrangers tels que Emerging Leaders, Strategic Prayer, Church Planting, CAP, Mission To Muslim notamment avec Vision 5 :9 etc. qui travaillent dans leurs propres domaines et réseaux et contribuent en même temps à étoffer le réseau MANI. Nous devons être conscients que le temps est arrivé pour un nouveau leadership et prier pour que le Seigneur mette en place un selon son projet. L’environnement a changé. Notre continent est caractérisé par une montée de l’intégrisme ou fondamentalisme musulman tel que le monde n’a jamais connu. Écoutant Dieu et couvrant tout cela de nos prières, nous avons besoin de quelqu’un qui portera MANI au niveau où Dieu veut nous mener.

Nous allons retourner dans nos pays et nations respectifs. Alors, il nous faudra examiner où nous en sommes avec notre vision, car après tout, il est question de ce qui se passe en Afrique : nous allons identifier les ressources, ce qui reste à faire et les ressources humaines prêtes à accomplir la tâche. Une fois cela fait, nous devrons être en mesure de le présenter à l’Église et lui dire « voici ce qui se passe… » Que Dieu nous fasse grâce !

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