jeudi 9 mars 2017

MISSION A CUBA 2016

Notre circuit à CUBA



Mission Lifeline Expedition à CUBA

Nous nous sommes rendus à CUBA du 6 au 24 octobre 2016, pour une mission qui s’est annoncée très spéciale et qui le fut effectivement. En effet, habituellement quand nous arrivons dans un pays, nous organisons une marche prophétique avec des chaines et des jougs pour exprimer notre compassion avec les souffrances dues à l’esclavage, suivie de notre demande de pardon aux populations locales qui sont appelées, à la fin de la marche, à enlever les chaînes et les jougs en accordant symboliquement leur pardon en signe de réconciliation.

Cette fois-ci, l’équipe était réduite à trois personnes correspondant aux trois peuples impliqués dans le commerce triangulaire : un descendant d’esclave, un africain et un européen. Dès le départ nous savions que la mission allait être différente, d’abord de par sa préparation, ensuite par ce que nous avions reçu du Seigneur. En outre les consignes de notre frère Joseph, responsable du mouvement, étaient d’écouter Dieu et les hommes, de voir si possible les lieux qui avaient été ciblés afin de faire des recommandations. Et c’est ce que nous avons fait.

Les Rencontres

Le lendemain de notre arrivée nous avons rencontré celui qui devait être notre homme de paix, mais que nous n’avons finalement vu qu’une fois. Il nous a fait un résumé de la situation cubaine par rapport à notre mission, puis il nous a conseillés de rencontrer les acteurs qui pourraient nous aider le mieux à accomplir cette tâche, notamment le responsable de l’ICC, l’Eglise Internationale de Cuba, ainsi que les responsables du Conseil des Eglises de Cuba. Ce sont des personnes que Joseph nous avait également recommandé de rencontrer, mais nous ne disposions pas de leurs coordonnées téléphoniques ni adresses.

Il s’est ensuite avéré que la personne de paix dont nous avions réellement besoin était le pasteur Rodolfo Juarez. Il s’est mis à notre disposition pour toutes les rencontres essentielles que nous avons faites et ses conseils étaient toujours très pertinents. C’est lui qui nous a pris les rendez-vous avec le Rev. Dopiko, président du Conseil de Églises de Cuba, le pasteur Suarez u Centre Martin Luther King, après notre rendez-vous manqué, c’est lui qui a organisé notre déplacement à Trinidad et à Santiago de Cuba et qui a pris contact avec Bishop Laborde de l’Eglise de Santiago qui nous a reçu sur place. Et lorsque nous nous sommes retrouvés en difficulté à la fin de la mission, notre logeuse nous ayant demandé de quitter les lieux deux jours avant le terme de notre contrat, c’est lui et son épouse Flor qui nous ont aidés à résoudre rapidement ce problème et dans d’excellentes conditions.

De toutes ces rencontres il ressort unanimement que la méthode et les symboles employés habituellement par Lifeline Expedition, la marche sous les chaines et les jougs, ne seraient pas appropriés ni compris dans le contexte cubain et ne pourraient par conséquent être utilisés dans ce pays. Que la problématique de l’esclavage des noirs n’a pas les mêmes répercutions sur l’île que dans les autres îles de la Caraïbe, ou aux Etats Unis. En effet, depuis la révolution, les autorités du pays ont tout mis en œuvre pour empêcher les ressortissants cubains de se définir par leur origine raciale et donc par la couleur de leur peau, ce qui a contribué grandement à niveler les considérations raciales dans ce pays, même si l’on peut noter quelques « résistances » d’un côté comme de l’autre (blanc comme noir), selon Bishop Laborde qui par ailleurs a été le seul à exprimer ce « bémol » parmi tous ceux que nous avons rencontrés.

Le Travail Accompli

Nous pensons néanmoins que le travail que nous étions appelés à faire dans ce pays a été accompli. La forme d’action que nous avons fait cette fois-ci, quoique dans l’esprit des actions de Life Line Expedition, a été différente. Nous avons été à l’écoute de nos interlocuteurs, et nous avons effectué des marches de prière dans toutes les villes que nous avons visitées en prenant autorité et en bénissant le Peuple et la Nation cubaine. Nous avons commencé par Trinidad de Cuba où nous avons marché et prié nuitamment dans les rues de la cité pendant plus d’une heure, puis nous nous sommes rendus à Santiago de Cuba où nous avons eu l’honneur d’être rejoint par toute l’équipe de Bishop Laborde qui a marché et prié avec nous à la forteresse Del Morro où nous nous sommes donné la main et à genoux pour la prière finale. C’est Jacques qui avait reçu la vision que nous devions accomplir le travail dans cette forteresse. Nous avons terminé à La Havane où nous avions reçu de faire sept fois le tour de la grande tour du temple maçonnique, ce que nous avons également fait avec une jeune participante locale. Il était important pour nous qu’à chaque marche se joigne à nous l’église locale, ce qui représentait une autorisation spirituelle pour accomplir cette mission dans le pays.

Après la dernière marche, nous avons rencontré une surprenante femme de Dieu, versée dans la méditation et l’intercession. Elle aussi nous confirmait qu’elle avait reçu du Seigneur que nous étions envoyés pour briser les jougs de l’esclavage spirituel qui tient le peuple de ce pays dans les chaînes. Mais elle nous a fait remarquer que notre travail ne serait pas terminé aussi longtemps que nous ne l’aurons pas accompli dans une ville appelée « Matanza ». Il semblerait qu’il y ait là un musée de l’esclavage très chargé spirituellement. Avant de nous séparer, Jacques a été inspiré pour un rituel de demande de pardon à cette femme de Dieu d’origine Afro-cubaine : il s’est fait ligoter les mains, s’est mis à genoux et a fait sa demande de pardon de la part des européens aux descendants d’africains représentés par elle, en versant de chaudes larmes. Celle-ci l’a alors symboliquement libéré et lui a accordé le pardon, puis ils se sont longuement embrassés. Jacques, à partir de cet instant, a considéré que le Travail de Lifeline Expedition avait été accompli dans ce pays.

A la suite de visites effectuées, de l’écoute de nos interlocuteurs et du travail accompli sur le terrain, nous avons fait des recommandations quant à la suite à donner à cette mission. Nous sommes honorés d’avoir fait partie de cette mission d’exploration et d’avoir participé à la bénédiction du peuple et de la nation cubaine. Nous espérons qu’il y aura une suite au travail qui a été commencé.

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